Esprit Novo

08 juin 2011

Les armes du politique !

Ce qu'il y a de bien avec internet, c'est qu'en fouillant un peu, on peut trouver des choses trèséclairantes sur de nombreux sujets. Celui qui m'intéresse aujourd'hui est la capacité de communication des politiques(au sens de politicien, Homme avide de pouvoir) qui leur permet de se faire acclamer ou de faire huer leurs adversaires.

 Les témoins de l'art d'avoir toujours raison

 Sans conteste vous avez tous un jour ou l'autre été le témoin d'un discours politique par un ténor et avez peut-être été transportés par son éloquence. Et bien j'ai découvert il y a quelques jours une petite perle littéraire d'un certainArthur SCHOPENHAUER. Il s'agit de "L'art d'avoir toujours raison", publié à titre posthume ! Un bien beau titre pour un tout petit ouvrage dont l'ambition manifeste est de faire de l'orateur un cador du débat, un champion du discours qui soulèvera les masses. Il s'agit en fait des petits trucs du sieur Schopenhauer qu'il a découvert à force d'expériences du débat et qu'il nomme lui-même des "stratagèmes". 37 stratagèmes qui permettent à son utilisateur, guerrier du débat, de mener à la gloire ses thèses, quelles soient bonnes ou mauvaises...

 Les guerres sont permanentes et sous nos yeux

 Terminé donc le bel espoir de voir triompher du débat la thèse la plus valable, il ressortira, comme d'une audience où les présomptions sont fortes et les preuves de moyenne facture un combat d'où sortira vainqueur le protagoniste ayant l'avocat muni de la plus grande verve ! Du contenu et du contenant, lorsqu'il est question de transmettre un message, le langage du corps est le plus fort, l'intonation est la plus belle, et le message se perd, ne laissant que quelques traces qui seront peut-être un jour reprises par les détracteurs.

 Et c'est bien là que le bas blesse ! Il n'est pas question d'un débat amenant au consensus ou au choix le plus sage, il est question de gagner per fas et nefas(par tous les moyens possibles) selon les mots de Schopenhauer ! Il est question d'une guerre entre opposants politiques. Laquelle guerre diviserales partisans et débouchera sur une nouvelle guerre, et encore une nouvelle et ainsi de suite. Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour le constater, écouter unbulletin politique sur France Info, et constatez comme moi les récits où s’entremêlent des noms pour une place de maire, pour un siège de député, pour envisager dans 5 ans une présidence de la république... Le débatest une des briques qui fondent la vie politique, il est navrant de voir que c'est parce que les fondations de la vie politique sont poreuses et pleines de termites que l'édifice est bancal.

 Ramener l'éthique dans le débat

 Je pose maintenant la question de l'éthique de cette problématique ! A l'heure où les peuples se libèrent des dictateurs, à l'heure où de jeunes espoirs attendent de la démocratie qu'elle soit au service du peuple... mais où est le véritable sens de la politique dans ces manipulations ?! Comment peut-onaccepter de donner autant de pouvoir à ceux-là même qui le convoitent et le conservent contre toute logique ?

 Oui, il est bel est bien venu le temps de rénover les pratiques qui aujourd'hui font les lois et demain feront la cohésion de ce peuple ! Oui il est temps d'insuffler l'éthique au sein du débat politique et d'ainsi faire un clin d’œil à notre ami Arthur qui en désespoir de cause avait imaginé un ultime stratagème : débattre d'un sujet librement sans mots couvert avec un partenaire, et non un opposant, pour qu'il ressorte de ce débat des propositions constructives et sans manne funeste pour le citoyen !

 

 Je ne saurais donc que vous conseiller la lecture de ce petit livre pour apprendre ces techniques et ne pas rester dupes... pour ne voir dans le discours que le message et comment l'appliquer.

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06 mai 2011

Un dialogue de sourd...

Je ne suis certainement pas un pro de l'orthographe, de la grammaire ou de la conjugaison. Cependant je suis convaincu de l'utilité de faire l'effort de bien parler, de bien écrire. Et il n'est pas question de fierté personnelle, mais avant tout de l'intérêt commun.

Après tout qu'est-ce qu'une langue si ce n'est la clé de Babylone. Rappelez-vous, cette tour de Babel que les Hommes ont construit pour défier les dieux jusqu'à ce que ceux-ci, courroucés par l'impudence des frêles humains ne répandent la division sur Terre. Et bien la langue est le premier des facteurs de l'union des peuples (et par là-même celui de leur division !). Une langue unit ses usagers, elle harmonise les pratiques au sein d'une nation, permet de se forger une part de son identité. Et la langue française (pour ne parler que de notre pays) est bien malmenée aujourd'hui...

Que l'on parle argot, verlan, dialecte... peu importe la légitimité de cette perversion linguistique. Le seul point qui mérite d'être noté est la marginalisation des dissidents de la langue française. Volonté personnelle ou mimétisme, on ne peut que constater l'enfermement de ces personnes qui s'autostigmatysent en refusant de parler pour être compris. Force est de constater la pauvreté du vocabulaire de ces gens lorsqu'ils daignent employer la langue commune, appauvrissant de plus en plus un outil d'intégration aussi efficace. Cette volonté de mise à l'écart, ce communautarisme pourrions-nous dire, va de pair avec cette intégration que l'on dit absente de notre pays et qui correspond à une double responsabilité, personnelle, découlant d'une absence de motivation à faire l'effort nécessaire, et collective dans le sens ou l'intérêt commun ne relève par forcément de la communauté et n'encourage donc pas à son intégration.

Il est donc nécessaire de savoir ce que l'on souhaite. Ou l'on espère entrer dans cette société et il est évident qu'en apprendre la langue est un pré-requis ; ou l'on ne trouve pas le bénéfice à entrer dans cette société que l'on subit malgré soi et cette situation génère deux choix possibles, partir ou s'intégrer s'il n'est pas possible de partir. La dissidence n'a qu'un temps, on ne peut être éternellement seul. Et s'il faut s'intégrer, il faut faire en sorte d'être compris par cette société quitte à vouloir la changer, et pour cela, il faut bien parler français et faire comprendre autour de soi les raisons d'un tel mal-être.

 

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06 avril 2011

4 propositions pour promouvoir la laïcité

Pour faire écho aux propositions de l'UMP centrées sur la répression et la rigidification des dispositions légales et règlementaires, je vous propose un plaidoyer responsable pour l'éducation citoyenne !

 

1- Réintroduire une véritable éducation civique à l'école :

Ce n'est pas en 1h toutes les 2 semaines (collège, lycée) que nos enfants vont intégrer l'histoire et les principes de notre République. Vous avez tous eu (génération 80-90) ces cours où vous appreniez bêtement les organes de la nation sans en avoir quoi que ce soit à faire. Et bien l'histoire et le formalisme ne font pas tout. Aucun débat, pas d'enseignement didactique, pédagogie magistrale sans interaction avec l'enfant... A revoir, et surtout à développer ! Trop d'actes d'incivisme sont perpétrés par de jeunes personnes perdues sans notion du bien et du mal avec pour tout repère les distorsions qu'ils entrevoient par le biais de leurs médias de prédilections (télévision, internet, mangas, jeux vidéos... sans en incriminer un en particulier).

 

2- Intégrer une "morale" à chaque enseignement, intégrer chaque enseignement dans la vie contemporaine :

Il ne suffit pas d'apprendre pour savoir, il faut le vivre, l'expérience est le meilleur moyen de se forger une opinion solide et raisonnée. Ainsi pour préparer nos enfants à l'expérience de la vie, l'intégration des outils enseignés dans nos jeunes années doit être corrélée à une mise en situation qui permet à l'enfant de situer l'utilité de son apprentissage. De la même façon, vivre une expérience sans point de repère est facteur de perdition. Il s'agit de nos valeurs. Et ses valeurs doivent être gravées dans le marbre des jeunes esprits. Travail de longue haleine dont les parents sont les principaux acteurs amis que l'Education Nationale a la charge d'harmoniser entre les individus. Il est bon de renouer avec les valeurs centrales de notre République et de préparer nos jeunes à leur futur rôle de citoyen, ceci en leur inculquant des valeurs et en leur donnant un aperçu responsable de ce qui les attend.

 

3- Eduquer les parents

Comme dit précédemment, les parents ont la prime responsabilité sur l'apprentissage des valeurs à leurs enfants. Si on peut donner la responsabilité des actes des enfants à leurs parents, il apparait plus logique de leur faire porter la responsabilité de l'apprentissage des valeurs. Un comportement dangereux pour la société ou pour l'individu doit être le symptôme d'un non-acquis. Avant de blâmer et stigmatiser l'enfant, qu'en est-il de l'enseignement parental ? Question hautement difficile à éluder mais qui paraitrait permettre de régler le dysfonctionnement systémique s'il est en cause. Quoi qu'il en soit, si l'on met de côté les cas particuliers et probablement pathologiques, la majorité des enfants éduqués dans le respect des valeurs, de soi et des autres, auront une forte probabilitéde devenir des citoyens responsables.

 

4- Promouvoir le civisme

Valoriser les comportements responsables, encourager à l'amélioration de soi et au développement personnel, faire preuve d'indulgence et ainsi permettre la perfectibilité du fautif... Quelques exemples parmi d'autres. Ne pouvons-nous pas envisager d'enseigner une forme de démarche qualité de la citoyenneté ?

 

Vous noterez que je n'ai aucunement parlé de laïcité... parce qu'il s'agit d'une valeur comme les autres et qu'il s'agit de respect et de liberté ! Faire cas médiatique d'un particularisme n'est qu'une façon d'occulter le problème fondamental du manque d'esprit de l'Homme.

 

A suivre...

Posté par Novo à 13:57 - Vie de la cité - Commentaires [0]
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28 mars 2011

Pourquoi un débat sur la laïcité ?

La laïcité est tout d'abord le principe de séparation de l'état et de l'église quelle que soit sa confession ! Par extension, la laïcité est devenue une valeur républicaine rattachée à la liberté de culte. Il s'agit de mettre toutes les confessions au même niveau face à l'Etat (face au peuple !). En n'en favorisant aucune, on n'en défavorise aucune et on ne favorise pas, par la même occasion, la discrimination sur ce point de comparaison fréquent.

Pourquoi un débat sur la laïcité ? Parce qu'il existe un fossé entre ce qui est pratiqué, habituellement admis, et ce qui est énoncé dans les lois sur la laïcité.

La loi de 1905 fonde la laïcité sur la liberté de conscience et le principe de séparation. Toute dépense publique à destination des cultes est interdite, mais en rien n'est interdit l'exercice public dudit culte. En conséquence de quoi, le seul débat qui puisse avoir lieu sur la laïcité est l'intégration des traditions culturelles religieuses à la culture républicaine française. C'est par l'adhésion aux valeurs que doit avoir lieu la conciliation entre les confessions et l'Etat, non par la répression et la règlementation. Le premier pas est un acte de foi fondé sur l'espoir que chacun reconnaisse le culte de l'autre avec bienveillance, au nom de la liberté de conscience ! Le second pas est un acte de compréhension qui seul permet d'accepter l'autre. Enfin, l'Etat n'a pas à interdire les signes ostensibles de religion en dehors des lieux où se prestent les services publics. Je pense aux écoles principalement et aux fonctionnaires. En effet, aucune possibilité de discrimination ne doit être permise sur les bancs de l'apprentissage de la citoyenneté et aucune possibilité de recours pour discrimination ne doit être favorisée contre l'Etat.

Le débat sur la laïcité n'est pas en soi une urgence absolue... l'urgence est dans la réaffirmation des valeurs républicaines dans leur totalité ! La devise française : Liberté, Egalité, Fraternité est un concentré des valeurs qui encouragent au civisme et à la construction d'une nation forte de son pluralisme culturel et soudée par ses valeurs communes.

Posté par Novo à 20:42 - Vie de la cité - Commentaires [0]

22 mars 2011

Le choix ???

http://www.lepost.fr/article/2011/03/22/2442925_contorsions-electorlales-l-ump-appelle-a-voter-sans-les-mains.html

 

Mais qu'est-ce que c'est que cette mode d'appeller à voter pour ou contre ???

Un tel appele à voter contre le FN par tous les moyens, un autre à ne voter ni pour X ni pour Y... mais quid du libre-arbitre du citoyen lambda ?! On influence, on roule dans la boue, on dénigre, on digresse... et on en oublie que le propre d'une élection est de voter pour un chemin favorable au progrès. Ce n'est pas du funambulisme, l'objectif est de construire demain. 

N'oublions pas que les cantonales régissent le conseil général et que celui-ci a de fortes implications dans le handicap et toute l'action sociale, l'éducation, l'économie et donc l'équilibre du département, etc... Il serait temps de cesser de faire du surplace et de voter pour le programme le plus intelligent et le plus crédible !!!

Posté par Novo à 18:58 - Vie de la cité - Commentaires [0]


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